À Lubumbashi, capitale minière de la République démocratique du Congo, la DRC Mining Week 2026 a confirmé son statut de rendez-vous du secteur minier et le rôle stratégique que la RDC entend jouer dans la transition énergétique mondiale.

Réunis au Pullman Lubumbashi Grand Karavia du 17 au 19 juin 2026, autorités publiques, investisseurs, opérateurs miniers et partenaires au développement ont débattu des leviers capables de transformer le potentiel minier du pays en véritable moteur d’industrialisation.
Placée sous le thème « De l’ambition locale à l’impact mondial pour les minerais critiques », cette édition a mis en lumière les opportunités qu’offre la RDC, détentrice d’importantes réserves de cobalt, de cuivre, de lithium et d’autres minerais indispensables aux technologies.

Au fil des échanges, un consensus s’est dégagé : la transition énergétique mondiale ne pourra se faire sans la RDC. Mais pour la RDC, l’enjeu n’est plus seulement l’extraction minière. Il s’agit désormais de transformer localement ses ressources pour créer la valeur ajoutée, des emplois et renforcer la compétitivité de son économie.
C’est dans ce contexte que le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) a occupé une place de choix dans les discussions. Intervenant lors de plusieurs panels consacrés aux infrastructures, aux investissements et à la transformation locale, le Directeur général adjoint du FPI, Blaise Mastaky Birindwa a défendu une vision claire : l’énergie pour l’industrialisation du pays.
L’électricité est un levier de développement industriel. Sans une énergie, la RDC ne pourra ni transformer ses matières premières ni bâtir des chaînes de valeurs.
Cette vision se matérialise déjà à travers plusieurs projets énergétiques soutenus par l’institution. Le FPI soutient la centrale hydroélectrique de Tshibasa, le projet photovoltaique de Tshipuka et la chute de Mbombo.
Parmi les financements emblématiques, figure celui accordé à MES (Mining Engeneering Services), une entreprise spécialisée dans la fabrication, des tuyaux et des câbles électriques et autres matériaux. Le FPI a également soutenu un laboratoire d’analyses des minerais basé à Kolwezi dont les services contribuent aujourd’hui au contrôle qualité et à la certification des produits miniers.
Selon le DGA Mastaky, la transformation locale ne pourra cependant produire tous ses effets sans une réforme de l’approche du financement industriel. Il plaidé pour une coordination des actions entre les institutions et les entrepreneurs. « Le domaine du financement est vaste. Nous devons travailler ensemble afin de répartir intelligemment les responsabilités et mobiliser plus de ressources au profit des projets », a-t-il déclaré.
Pour le FPI, la qualité des investissements demeure une condition sine qua non pour attirer les financements et garantir les succès.





